Jennifer Latour

Works
  • Jennifer Latour, Wild Flower no. 15, 2023
    Wild Flower no. 15, 2023
  • Jennifer Latour, Wild Flower no. 23, 2023
    Wild Flower no. 23, 2023
  • Jennifer Latour, Wild Spcies no. 27 Tofino , 2023
    Wild Spcies no. 27 Tofino , 2023
  • Jennifer Latour, Wild Species no. 35, Sun Peaks II, 2023
    Wild Species no. 35, Sun Peaks II, 2023
  • Jennifer Latour, Wild Species, Lough Gill, Ireland, 2023
    Wild Species, Lough Gill, Ireland, 2023
  • Jennifer Latour, Wild Species, no 13, 2022
    Wild Species, no 13, 2022
  • Jennifer Latour, Bound Spcies no. 39 , 2021
    Bound Spcies no. 39 , 2021
  • Jennifer Latour, Bound Species no. 9 , 2021
    Bound Species no. 9 , 2021
Biography

Née en 1983 à Sept-Îles, au Québec, Jennifer Latour est une artiste autodidacte basée à Vancouver, dont la pratique se déploie entre photographie, sculpture et performance matérielle.

 

Avant de se tourner vers l'appareil photo, elle travaille pendant près de deux décennies comme maquilleuse spécialisée en effets spéciaux pour le cinéma et la télévision : une expérience qui affine sa sensibilité à la structure, au geste et au potentiel expressif du fait-main. Elle commence à photographier en 2006, développant peu à peu un langage visuel qui fusionne perception cinématographique et invention sculpturale.

C'est lors du premier confinement de 2020 qu'elle amorce sa série la plus connue, Bound Species. Dans son studio, elle assemble de vraies fleurs, feuilles et tiges pour créer de « nouvelles espèces » végétales : des sculptures organiques éphémères, sortes de Frankenstein délicats et surréalistes, qu'elle met ensuite en scène et photographie. Cette démarche, qui évoque les études botaniques suédoises du XIXe siècle et la tradition linnéenne de classification des spécimens, la rapproche aussi de figures comme Karl Blossfeldt ou Joan Fontcuberta. asée à Vancouver. Les feurs et autres éléments végétaux constituent sa matière première. Inspirée par ses rêves, elle compose, plie, ajuste les fnes tiges de ses sculptures forales pour élaborer des entités complexes. Elle vient façonner les identités éclectiques de ses chimères par l’ordonnance des couleurs ou du mouvement, tantôt fuide, tantôt rigoureusement géométrique. L’éphémérité de ces hybrides, figés en un moment de grâce, offrent une réfexion sur la fragilité d’un équilibre prêt à chanceler.

 

Son travail dépasse également le cadre du studio et de la galerie. En collaboration avec Aritzia, elle a réalisé des installations sculpturales à grande échelle, présentées en vitrine au Canada et aux États-Unis et traduisant les géométries de sa série Shapeshifter en formes architecturales. Ses images ont également été utilisées en illustration pour un essai d'opinion du New York Times, publié en janvier 2026.

Exhibitions